EPHEMERIDE de BOURGUIGNON

(Mr Guy EMONOT)
mardi 24 février 2009
par  Jean Paul BUIREY

EPHEMERIDES DE BOURGUIGNON

Un éphéméride est une succession d’évènements rapportés dans un ordre chronologique.

Aux origines.
En l’état actuel des connaissances, les plus anciennes traces d’occupation humaines retrouvées à Bourguignon se situe sur la colline au-dessus du croisement du CD 437 et de la rue des Ecoles, ce sont les ruines d’une cabane qui daterait du Néolithique ou de l’âge du Bronze (-3000 à -1000 av J.C). Des fouilles scientifiques permettraient d’en savoir davantage.
D’autres fouilles à l’avenir permettront la découverte d’autres sites qui seront peut-êtres plus anciens.
A Mathay sur le site de la station de pompage d’eau potable de la CAPM, on a découvert trois fonds de cabanes en argile cuite de 4,50 par 3 mètres, datant de l’âge du Bronze final (-1000 av J.C) soit-il y a 3000ans.
A Pont de Roide l’abri sous roche de Rochedane était habité il y a 10.000 ans, et il a été occupé pendant 4000 ans. Un autre site a été découvert à Villars-sous-Dampjoux il était habité il y a 7000 ans.
En 1950, il a été trouvé des ossements de rennes et un morceau de défense de mammouth, au lieu-dit « Le Dérable » au bord du Doubs dans une carrière.

Epoque Celtique ou Gauloise.
La civilisation celtique a occupé toute l’Europe 400 ans avant J.C et jusqu’à 200 après. La Franche-Comté était le pays des Séquanes, un peuple de gaulois.
Les sites de Mathay et Mandeure étaient habités chacun par une communauté. Des monnaies à l’effigie du chef gaulois Togirix ont été trouvées au cours de différentes fouilles.
Le nom d’Epomanduodurum (Mandeure) est d’origine celtique et il y avait un fort gaulois au bord du Doubs entre le pont et le théâtre.
A Bourguignon au sommet du plateau, Les Arrues, les ruines de plusieurs habitations gauloises ont été découvertes. A quelques pas de là au lieu-dit Rond Châtelard, se trouvent les restes de ce qui pourrait être une fortification gauloise. Ce site se trouve à 1,4 Km de Romont et des Longues Raies de Mathay. Ces quatre implantations très proches les une des autres, étaient peut-être un seul et même village.
A Mathay il y a quatre sites d’occupation gauloise connus : Saint Symphorien, le Champ des Isles, les Longues Raies et Romont.

59 av J.C, Arioviste, chef des germains qui habite au delà du Rhin, appelé par les Séquanes en lute contre les Eduens, deviens maître de la Séquanie.

58 av J.C, César, appelé par les Eduens et les Séquanes, livre bataille à Arioviste qui, défait, recule jusqu’au Rhin. L’armée romaine a traversée la région en se rendant à la rencontre du chef germain. Mais on ignore le lieu où se déroula le sanglant combat : les uns l’ont placé dans la plaine de Bavans ; d’autres dans la plaine de Champagney ; d’autres enfin en Alsace.

Septembre 52 av J.C, Les gaulois s’unissent pour combattre César, ils sont battus à Alésia (Alise Sainte-Reine en Bourgogne), la Gaule devient romaine.

Epoque gallo-romaine de 52 av J.C à 451 ap J.C.
Après avoir conquit la Gaule, les romains ont introduit leur culture dans les peuples qu’ils occupaient. Ils ont romanisé les villes et villages existants sans en créer de nouveaux. Epomanduodurum (Mandeure) devint un grand centre pour le commerce car il était le dernier port sur le Doubs.
Mathay devait être un faubourg de Mandeure, où étaient regroupé les artisans, presque tous les fours de potiers, de verre et les ateliers de forgerons ainsi que les fumoirs à viandes. Une zone artisanale avant l’heure.
Bourguignon était situé à l’extrême sud de la ville d’Epomanduodurum. Les restes de deux villas romaines ont été retrouvés au lieux-dit « Derrière le Paigre » et « Arrues »
Au lieu-dit « Les Millery » entre le cimetière actuel et la ferme Robert, il y aurait eu un castrum (camp fortifié romain). Des pièces de monnaies d’Antonin le Pieux (138-161), ont été trouvées à cet endroit. Des fouilles permettraient de confirmer ou d’infirmer la présence de ce castrum.

Entre 12 et 9 av J.C, construction de la route romaine de Vesontio (Besançon), Epomanduodurum (Mandeure) jusqu’au Rhin. 48000 pas romains de 1,4725 mètre, sépare les deux villes, soit 70,680 km. Cette route passe à Bourguignon et Mathay.

Entre 100 et 150, construction du théâtre de Mandeure. Il n’a jamais été terminé.

121, l’empereur romain Hadrien (117-138), inspecte la frontière avec les germains. Il est passé par Bourguignon, Mathay et Epomanduodum (Mandeure).

257, première invasion des Alamans et des Francs, la région est envahie, l’empereur romain Galien (253-268) délivre la Gaule.

276, nouvelle invasion des barbares, l’empereur romain Probus (276-282) repousse les envahisseurs au delà du Rhin. La région a été dévastée.

281, l’empereur romain Probus ( 276-282 ), permet à tous les gaulois de cultiver la vigne. La viticulture se propage alors dans toute la Gaule, elle est attestée dès 310 en Bourgogne et 650 dans la région de Saint-Claude.
A Mandeure il a été trouvé une serpe, qui date des premiers siècles, un modèle trop petit pour façonner des fagots, aussi certains y voient une serpe de vigneron.

A partir de 313, sous l’empereur romain Constantin I (307-337), le christianisme jouit de la tolérance de l’Empire. Constantin I se fait baptiser. En 379, l’état impérial se sépare officiellement du paganisme et le 28 février 380, l’édit de Thessalonique institue la religion chrétienne, religion d’état.

De 320 à 350, construction de la première basilique sur la tombe de Saint Pierre au lieu-dit « Vaticanus » Vatican, à Rome. Commencée sous l’empereur Constantin (307-337), elle est terminée sous Constant (337-350).

360, la Gaule se trouve dans un état lamentable, les Alamans et les Francs occupaient tout le Nord-Est jusqu’à Vesontio (Besançon). L’empereur romain Julien (360-363), à la tête des légions romaines libère le pays, se rend à Strasbourg et fait fortifier la frontière. On prétend qu’il a fait construire un castellum (fort) à Pont de Roide, pour protéger la vallée du Dubis (Doubs). L’endroit porte son nom c’est le Mont Julien.

369, l’empereur romain Valentinien I (364-375), repousse les Alamans dans la Forêt Noire et continue les fortifications entreprises dans l’Est par Julien. Il serait à l’origine de la création du village de Valentigney.

406, les barbares envahissent la Gaule : l’empire romain est trop faible pour les contenir, les Burgondes occupent les bords du Rhin. Les Alamans s’installent au Sud de L’Alsace, en Suisse et dans la vallée du Doubs. La région a bien souffert de ces invasions.

451, l’invasion des Huns fut le coup de grâce pour la ville gallo-romaine d’Epomanduodurum (Mandeure) et Mathay. La ville à l’état de ruines ne se relèvera pas. Une bonne partie de la population fut tuée ou emmenée et vendue comme esclave.
Les survivants accueillirent des colons venus de Bourgogne pour repeupler la région. Ces nouveaux habitants ont crée le village de Bourguignon, qui est cité dans un acte en l’an 500.
Ces colons ont amenés leurs saints, Saint Symphorien et Saint Martin ; ils ont probablement amenés la culture de la vigne qu’ils pratiquaient depuis plus de cent ans.

Entre 460 et 500, fondation du village de Bourguignon par des colons venus de Bourgogne.
Avant cette date il n’y avait pas de village, seulement quelques habitations éparses. A ce jour il n’a pas été trouvé de groupe dense de constructions antérieur à l’an 451.

500, par un traité Clovis cède Bourguignon et le reste de l’Esgau à Gondebaud, roi de Bourgogne.
600, la prévôté de Mathay. ( Première mention de Mathay)
L’abbaye de Baume les Dames a été fondée par Gontran, roi de Bourgogne, aux environs de l’an 600. Il la dote de nombreuses terres, dont la pooté ( prévôté ) de Mathay, soit bien avant que les seigneurs de Neuchâtel ne soient connus. La prévôté était composée des villages suivant, Mathay, Bourguignon, Ecot, Lucelans, Bavans et pour une partie seulement, Châtel-Sainte-Marie (Pont de Roide), Villars et Vermondans.
Bourguignon est de la paroisse de Chastel-Sainte-Marie (Chatey) à Pont de Roide.

736, invasion des Sarrasins (musulmans), ils mettent la région à feu et à sang.

800, Charlemagne (742-814) est couronné empereur à Rome par le pape Léon III (795-816).

926, les Huns ou Hongrois, envahissent l’Alsace et la Bourgogne, la région est dévastée une nouvelle fois.

Le 1 novembre 1040, une chartre de l’Archevêque de Besançon Hugues I (1031-1066), cite l’église de Chastel-Sainte-Marie. C’est la première mention de l’église de Chatey.

1291, Bertin Bannelier seigneur de Bourguignon en montagne et co-gouverneur de la ville de Besançon, est le plus ancien seigneur connu, mais peut-être pas le premier. La famille Bannelier est originaire de Besançon, Elle est apparentée aux Chifflet
Les armoiries sont : D’argent au sanglier de sable.

1301, Béatrix de Bourgogne, abbesse de l’abbaye de Baume les Dames, donne à titre de simple fief la prévôté de Mathay à Thiébaud IV seigneur de Neuchâtel en échange de sa protection en faveur de l’abbaye. Il jure fidélité et protection à l’Abbesse et au chapitre (monastère). Bourguignon faisait partie de la prévôté.

Début novembre 1306, chartre d’affranchissement donnée aux habitants de la prévôté de Malthay par l’abbaye de Baume les Dames. Cette chartre sera confirmée en 1336 et 1422.
Dans cette chartre, Bourguignon est nommé « Bourgugnum »,

1306, les plaids ( tribunal de police ) de la prévôté se tenaient à Mathay sous les tillots (tilleuls) devant l’église deux fois par ans, en février et à la Saint Martin d’hiver (le 11 novembre). Ces plaids étaient présidés par le prévôt qui rendait justice au nom de l’abbesse de Baume les Dames qui était propriétaire de la prévôté.

1348, la peste s’étendit sur toute l’Europe, et cette époque fut appelée « le temps de la grande mort ». Dans la région, la peste enleva les deux tiers des habitants et un contemporain note « depuis le déluge, il n’y avait eu semblable mortalité ».

Le 18 octobre 1356, tremblement de terre qui détruit en totalité la ville de Bâle, tous les bâtiments sont soit détruits ou endommagés. La voûte et le chœur de la cathédrale se sont effondrés. Les effets de ce séisme sont ressentis dans toute la région Est et jusqu’à Paris, plusieurs châteaux d’Alsace se sont effondrés.

Le 17 juillet 1364, la province est désignée pour la première fois sous le nom de « Franche-Comté », auparavant elle s’appelait « le Comté de Bourgogne ».
Depuis son origine le « Pays de Montbéliard » n’a jamais fait partie de cette province.

1369, les allemands envahissent la région et dévastent les villages, les châteaux de Mathay et Neuchâtel résistent à l’assaut.

Le 26 mai 1374, Guillaume de Vergy cède au comte Etienne de Montbéliard (1367-1397), par échange, le village de Bourguignon, prés de Pont de Roide.

Mai 1396, Sigismond, roi de Hongrie, en guerre contre les turcs musulmans et leurs alliers les Valaques demande de l’aide à Charles VI, roi de France. Celui-ci lève une armée de chevaliers et de seigneurs, parmi eux se trouve Henri de Montfaucon, fils d’Etienne de Montfaucon, comte de Montbéliard (1367-1397) et Thiébaud, fils de Thiébaud VI de Neuchâtel.
Après quelques victoires, en septembre ils prennent la ville de Nicopolis aux Valaques. L’arrivé de nombreux renforts permis aux Valaques de reprendre la ville. L’armée des croisés subit une sanglante défaite la plupart des seigneurs furent tués au combat. Les survivants sont échangés contre de fortes rançons et ceux qui ne peuvent pas payer sont décapités. Henri de Montfaucon et Thiébaud de Neuchâtel sont morts dans cette bataille.
La défaite de Nicopolis a provoquée une véritable saignée dans la noblesse de Franche-Comté, plusieurs familles se sont éteintes.
Etienne de Montfaucon, comte de Montbéliard (1367-1397), perd le seul fils qu’il avait, à sa mort le 2 novembre 1397. Le comté de Montbéliard revient par testament à l’une de ses quatre petites filles (les filles d’Henri), Henriette de Montfaucon qui l’apporta en dote lors de son mariage avec Eberhard IV de Wurtemberg le 13 novembre 1397.
Le comté de Montbéliard passe alors de la France à l’empire Alémanique (Allemand), jusqu’au 10 octobre 1793.

Eté 1418, la peste se répand en Franche-Comté et dans le pays de Montbéliard. Une grande mortalité s’ensuit.

Le 10 août 1472, dés le mois d’avril, la température avait été chaude et très sèche. En juin, on avait moissonné les blés. Le 10 août, on commença les vendanges. Toutes les récoltes furent abondantes. On eut un nouveau printemps au mois d’octobre et l’on pu manger des cerises à la Saint-Martin (11 novembre).

Janvier 1475, les Suisses et les Ferretois, qui étaient en guerre contre le duc de Bourgogne et ses alliers, envahirent la contrée et ravagèrent les campagnes. Seul le château de Blamont fut pris le 31 juillet, les autres ont résistés aux envahisseurs.

1492, Jean Dombelle curé de Mathay de 1492 à 1513 est aussi curé de Chastel-Sainte-Marie (Chatey) à Pont de Roide. La paroisse de Chastel-Sainte-Marie comprend les villages et métairies de Neufchastel, les Orcières, la Combd’hians, Vermondans, Bourguignon, Monpourron, Hautechaux, Escursols, le Pon-de-Royde.

La 23 mai 1493, traité de Senlis, restitue la Franche-Comté à Maximilien I d’Autriche (1459-1519). Les Habsbourg régnerons sur la Franche-Comté jusqu’à la conquête française de 1678, avec entre autre l’empereur Charles-Quint (1519-1558).

Le 6 février 1498, Jean Henriot de Bourguignon est affranchi par Henry de Neuchâtel, pour services rendus à Jean Didier, Oudotte et Isabeau De Ligneville pendant la guerre avec les Lorrains à Blamont.

Le 1 juillet 1526, une épidémie de peste sévie dans la région jusqu’à la fin de l’année.

1526, construction de la maison seigneuriale par Z Bannelier, aujourd’hui elle sert de cure. La tradition rapporte qu’un souterrain la reliait à Pont de Roide et Warembourg. C’est impossible car creusé un tel ouvrage d’au moins cinq kilomètres, dans un terrain sablonneux et inondable n’est pas une mince affaire. En période de crue il se serait transformé en aquarium.

De mars 1527 au 6 mai 1529, Antoine de Vergy, archevêque de Besançon de 1502 à 1541, mis la ville de Montbéliard en interdit, à cause de la Lutherie (réforme protestante). Il était interdit de se rendre à Montbéliard sous peine d’excommunication. L’interdit fut levé à la demande des notables de la région.

Le 6 octobre 1534, un incendie détruit le château et la ville de Clerval.

Le 17 novembre 1538, par un édit, le comte Georges de Montbéliard fait connaître à tous que la messe est supprimée dans la principauté. Cette mesure ne fut pas appliquée partout au même moment, car il y a eu beaucoup de résistances.

Le 6 avril 1539, première Pâques célébré selon le rite protestant, à Montbéliard.

Printemps 1556, Abdication de l’empereur Charles-Quint (1519-1558). Son fils Philippe II (1556-1598), devient roi d’Espagne et comte de Bourgogne. La Franche-Comté et Bourguignon deviennent Espagnol, jusqu’au 17 septembre 1678.
La Franche-Comté n’avait d’Espagnol que le nom. Les institutions en place n’ont pas changées et elles ont été toujours gérées par des comtois. La Franche-Comté avait une grande autonomie.

Octobre 1564, une épidémie de peste ravage la région, grande mortalité.

Avril 1567, une épidémie de peste ravage la région, grande mortalité.

Avril 1575, , une épidémie de peste ravage la région, grande mortalité.

Le 16 novembre 1581, le comte Frédéric de Montbéliard (1558-1608) est attaqué au cours d’une chasse dans la forêt du Mont Bart, par une ourse qui allaitait ses petits. Il ne dut son salut qu’au courage de ses chiens.

Le 11 mars 1584, Tremblement de terre ressenti dans toute la Franche-Comté.

1587, le comte Frédéric de Montbéliard (1558-1608) tue un ours dans la forêt de Blamont

Le 18 février 1592, lettres-patentes de Philippe II, roi d’Espagne, autorisant l’introduction dans la Franche-Comté des différentes monnaies fabriquées à Montbéliard.

1601, la Sainte-Fontaine, ou Plongenière de Lougres, attire un grand nombre de malades, en quelques mois on compte 59 guérisons. Cette fontaine a été en vogue jusqu’en 1750.

Le 7 septembre 1601, grandes inondations, plusieurs ponts sur le Doubs sont emportés par les flots.

Le 8 septembre 1601, à 2 h, violent tremblement de terre ressenti dans la région et en Alsace

Dimanche 15 septembre 1602, grandes inondations.

Le 25 septembre 1614, à 2h, tremblement de terre.

1605, Jean et Jacques Henriot de Bourguignon firent un échange de maison avec Guyot, seigneur de Maiche. Valengin, seigneur de Mathay qui prétendait que le maison était grevée de 7 sols d’impôts à son avantage, intenta un procès contre les frères Henriot. Ces derniers eurent gain de cause, car ils prouvèrent qu’ils avaient été affranchis par l’abbaye de Baume les Dames.

Le 3 septembre 1615, un incendie accidentel attisé par un vent violent, détruit la ville de Clerval à l’exception de l’église de l’école et une partie du château. La ville avait déjà brûlée le 6 octobre 1534.

Le 28 août 1616, commencement d’abondantes vendanges dans la région.

De 1617 à 1624, le comte Louis-Frédéric de Montbéliard (1617-1631), tua 108 loups de sa propre main, au cours de ses différentes parties de chasse.

Le 20 mai 1619, 15h, tremblement de terre.

1620, Claude Valengin seigneur de Mathay, achète à Eve Bannelier, veuve de Jean Guyot de Vercia, une maison à Bourguignon pour la somme de 50 francs.
Eve Bannelier dernière de ce nom est veuve de Jean Guyot de Vercia, cousin des Guyot de Maiche.
Les Guyot de Vercia sont connus depuis 1530 à Maiche, avec François-Joseph Guyot, écuyer, seigneur de Vercia. Ils s’établirent à Ornans dés les années 1600 et s’y sont éteints en 1860.
Les Guyot de Maiche sont connus depuis 1413, avec Jean Ier Guyot, écuyer. Ils se sont éteints à Maiche en 1824.
Le blason des Guyot de Vercia est : D’azur au chevrons d’or accompagné en chef de deux roses de même, en pointe d’une étoile aussi d’or soutenue d’un croissant montant d’argent.

Le 20 mai 1621, entre 15 et 16h tremblement de terre.

1622, le fils du comte Louis-Frédéric de Montbéliard (1617-1631), prit un ourson vivant dans la forêt de Chamabon, au-dessus de Roide. Les ours ont disparut de la région avant 1700.

Le 14 février 1623, grandes inondations, plusieurs ponts sont emportés par les flots.

Juin et juillet 1628, une épidémie de peste sévie dans la région, grande mortalité infantile.

Le 16 octobre 1632, consécration de la chapelle Sainte Anne de Bourguignon par Mgr Philippe de Patornay, évêque d’Anderville, suffragant de Besançon. En même temps construction d’un cimetière à coté de la chapelle. Avant cette date Bourguignon était de la paroisse de Chastel-Sainte-Marie (Chatey) à Pont de Roide.
Cette chapelle a été financée pour partie par Eve Bannelier, veuve de Jean Guyot de Vercia.
Création de la paroisse de Bourguignon et nomination du premier curé, l’abbé Bougenet.
La cure se trouvait à l’ancienne coopérative, aujourd’hui le 21 Grande Rue.
Sainte Anne est la mère de la Vierge Marie, elle est fêtée le 26 juillet, elle est la patronne de la paroisse de Bourguignon depuis sa création.
Sainte Anne est la patronne des mères de familles, des veuves, de la maternité, des nourrices, des marins, des bijoutiers et orfèvres, des parfumeurs, des caudataires de cardinaux (personne qui dans les cérémonies, porte la queue de la robe du pape, d’un prélat ou d’un roi), des couturières, des fabricants de dentelles, des tisserands, des menuisiers et des ébénistes (avec Joseph), des fripiers et brocanteurs, des fabricants de gants et de peignes, des lavandières, des lingères, des mineurs, des peaussiers (ouvriers qui prépare les peaux pour les transformer en cuir) , des perruquiers, des sapeurs-pompiers,
Sainte Anne est invoquée pour les femmes enceintes, les accouchements heureux, les nourrices, contre la stérilité conjugale, la fièvre, les obsessions, l’assistance à l’heure de la mort, pour obtenir la pluie, dans les calamités ou malheurs publics, les orages et tempêtes,

1634 la Franche-Comté et Bourguignon étaient espagnols. Les escarmouches entre les troupes Francs-Comtoises et Françaises devenaient de plus en plus fréquentes. Le roi Louis XIII (1610-1643) voulait annexer cette province. Après avoir envahi l’Alsace et la Lorraine, Louis XIII déclara la guerre à l’Espagne le 19 mai 1635. La Franche-Comté fut attaquée par des troupes venues de Bourgogne et d’Alsace. La paix n’est revenue qu’en juin 1644 et la Franche-Comté est rendu à l’Espagne au traité de Westphalie d’octobre 1648. On appelle cette guerre la première conquête ou guerre de dix ans.

Juin 1635, une épidémie de peste sévie dans la région.

Le 19 septembre 1636, les troupes du comte de la Suze reprennent le pont de Voujeaucourt aux Francs-Comtois. Par une maladresse le feu est mis aux tonneaux de poudres déposés dans la tour de garde et le pont s’écroula. En avril 1637 il est reconstruit.

Le 11 juin 1639, grande froidure toute la semaine, comme en hiver.

Le 2 novembre 1648, grandes inondations.

Le 11 septembre 1649, à 3h45, tremblement de terre.

Novembre 1649, « on recommença à bastir le pont de Vouljaucourt ». Il est probable que la reconstruction d’avril 1637 n’était qu’une réparation provisoire.

Le 11 septembre 1650, tremblement de terre à 3 h 45, « Qui mit tout le monde en grande frayeur et crainte dedans leur couches, si qu’il sembloit que tout voulait bouleverser ; chose effroyable et qui menace de grands maux, voire de ruine totale, à cause les iniquités des peuples ! C’est pourquoi convertissons-nous au Seigneur, afin qu’il détourne son ire (colère) arrière de nous. »

Le 7 octobre 1650, on commence de toutes petites vendanges, car il a plu tout l’été.

Le 21 novembre 1651, très grandes inondations.

Le 24 janvier 1653, fort tremblement de terre, qui réveil brutalement les habitants du Nord Franche-Comté et de la principauté de Montbéliard.

« Le 17 de febvrier 1660 : a esté la fin de 15 septmaines passés qu’il a fait une continuelle et sans interval de froidure, que la neige n’est point sortie sur la terre ainsi qu’elle estoit espaissement gelée. » soit du 1 décembre au 17 février.

Le 11 avril 1660, la femme Parreau d’Allenjoie est brûlée à Montbéliard. C’est la dernière des 100 sorcières et 23 sorciers brûlés depuis 1458, dans la principauté de Montbéliard. Pour la Franche-Comté se sont 153 sorcières et 49 sorciers qui périrent sur le Bûcher à la même époque. Il y eu des procès de sorcellerie contre des personnes de Mandeure, Valentigney, Voujeaucourt, Autechaux, Bavans.
Mathay, Lucelans et Bourguignon n’ont pas eut à souffrir de tels procès.

Le 28 novembre 1662, grosses chutes de neiges jusqu’au premier jours de décembre, qui bloquent tous les chemins. Le 12 et 13 décembre fonte brutale des neiges, très grandes inondations, « ce que d’âge d’homme on n’a vu ».

Décembre 1663, « Cette année a esté grandement pluvieuse, si qu’a l’occasion des grandes pluyes, elle a esté fort infertile et malsaine ; les eaux ont inondé par cinq diverses fois les prels. Dieu nous en donne une meilleure. »

Le 3 juillet 1665, « S’est fait un temps effroyable entre minuit et une heure, par un grand vent, éclair sur éclair, avec grand tonnerre, grêle et tremblement de terre, que l’on croyait être à la fin du monde. »

1668, Louis XIV (1643-1715) envahit la Franche-Comté et Bourguignon, c’est la deuxième conquête.

1668-69, hiver très rigoureux, grande quantité de neige en janvier1669, ensuite gelées intense pendant de longues semaines.

1671 et 1672, les hommes de Bourguignon doivent se rendrent au château de Neuchâtel pour effectuer des réparations au titre des corvées.

Le 2 décembre 1672, « Tremblement de terre à une heure de l’après-midi, si grand qu’a peine pouvait-on se tenir debout, ce qui épouvanta grandement un chacun. Dieu par sa grâce nous préserve d’en plus entendre ci-après ! »

Le 17 juillet 1674, le château de Neuchâtel se rend aux Français après un siège de 8 mois et 6 jours. Pendant cette période les troupes Françaises dévastes Bourguignon et les villages des alentours.

Le 14 octobre 1674, « Les François qui tiennent Besançon sont venu après midy et ont démoli deux arcades du pont de Voujaucourt »

Le 10 janvier 1677, commence la démolition de la citadelle et des murailles de Montbéliard par 400 ouvriers

17 septembre 1678, signature du traité de Nimègue par lequel la Franche-Comté et Bourguignon deviennent français.
Mathay est village frontière. Mandeure, Valentigney et Voujeaucourt sont dans la principauté de Montbéliard qui fait partie de l’empire Alémanique ( Allemand ) jusqu’à son rattachement à la France en 1796.
Mathay et Bourguignon n’on jamais fait partie de la principauté de Montbéliard.

Le 12 juin 1680, les habitants de la terre de Neuchâtel, en tête desquels se trouvaient Mathay et Lucelans refusaient de payer le droit de retrait au seigneur de Neuchâtel. Finalement après discutions le montant de ce droit de se réfugier dans le château en cas de guerre fut revu à la baisse sans faire de procès.

« Vendredy, 17 décembre 1680, entre 5 et 6 heure, a paru une comète d’une prodigieuse longueur dont il sembloit que l’estoile estoit sur les vignes de Rosse et la queue prenoit tout le travers de la ville de l’orient jusqu’en occident, et venoit finir au jardin de S.A.S. de Montbéliard ; elle estoit de couleur blancharde, de forme estroite et paroissait comme les rayons du soleil dans son coucher en un temps pluvieux. »

Le 12 mai 1682, tremblement de terre entre deux et trois heure du matin qui détruisit en partie la ville de Remiremont. Ce séisme fut ressenti dans un rayon de 300 Km, les habitants de la région sont sortis des maisons.

1684, démolition du château de Neuchâtel sur ordre de Louis XIV (1643-1715), et de fait suppression de la taxe du droit de retrait.
Après l’annexion de la Franche-Comté, Louis XIV fit démolir toutes les forteresses situées le long de la frontière de l’empire Alémanique, pour enlever toutes velléités séparatiste aux seigneurs . Seul le château de Belvoir y échappa, car Anne de Lorraine, Baronne de Belvoir de 1660 à 1720, intercéda auprès du roi pour que le château fut épargné. Louis XIV fortifia Besançon, Joux et Belfort pour protéger la frontière.
Tous ces seigneurs et rois qui guerroyaient entre eux étaient tous catholiques et pendant les batailles ou destructions des châteaux ils prenaient soin, dans la mesure du possible, de ne pas endommager la chapelle. C’est pour cela que l’on peut voir encore aujourd’hui des petites chapelles au milieu des ruines de châteaux comme à Neuchâtel-Urtière ou Montjoie le Château.

1684, construction des forges de Bourguignon avec les pierres du château de Neuchâtel.
Reconstruction du pont de Pont de Roide avec les pierres du château de Neuchâtel.

Le 10 décembre 1685, par un édit le roi Louis XIV (1643-1715), exempte d’impôts et charges royales, les protestants qui se convertissent au catholicisme.

Le 11 janvier 1689, grandes inondations.

1689, sur ordonnance royale les hommes de Bourguignon sont requis au titre des corvées extraordinaires pour travailler aux fortifications de Belfort, comme tous les villages de la région.

1691, reconstruction de la chapelle Sainte Anne qui avait été démolie pendant les guerres d’annexion de la Franche-Comté. Peut-être en 1637, année qui a vu la destruction du château et de l’église de Mathay.

1691, deux habitants de Mathay fondent des messes à la chapelle Sainte Anne de Bourguignon et donnent deux prés à Vermondans en payement.

Le 21 juin 1692, très grandes inondations.

Le 6 juin 1696, un petit garçon de Lougres est dévoré par un loup. Déjà en 1695 plusieurs enfants de la région avaient été attaqués par des loups.

Le 30 août 1698, le magistrat de Montbéliard expulse 74 individus la plupart étrangers, au seul fait qu’ils sont catholiques.

Le 17 septembre 1698, un mandement du parlement de Besançon oblige les habitants de Bourguignon et les autres villages à reconnaître les droits du seigneur de Neuchâtel.

Le 16 août 1701, le comte de Poitiers seigneur de Neuchâtel, laisse aux habitants de Bourguignon, au titre des biens communaux une vigne de 40 journaux (10 hectares) au lieu dit « le Crost ».

Le 20 septembre 1704, des filles de Dasle sont excommuniées par leur pasteur protestant, parce qu’elles s’étaient rendues à Seloncourt le jour de la fête patronale et qu’elles avaient dansées quelques ajoulottes avec les garçons. Elles supplient le comte Léopold-Eberard (1699-1723) qui lève l’interdit.

Le 6 janvier 1709, grandes inondations, suivie d’une longue période de froid intense et très rigoureux, les arbres fruitiers, les céréales et les vignes ont gelées. Il n’y a pas eut de vendanges et une disette frappa la région.

Le 12 septembre 1709, un nommé Carlin de Montbéliard est condamné non seulement à l’exposition avec cet écriteau sur la poitrine « qui parle mal s’en repent » ; mais de plus à avoir la langue fendue et à être banni à perpétuité des états de Montbéliard pour avoir dit à un interlocuteur « Son altesse a été à Blamont ; elle avait trois p.. dans son carrosse et trois bâtards à la portière ». Le comte Léopold-Eberard (1699-1723), menait une vie dissolue.

Mai 1725, réquisition des hommes de Bourguignon et des villages environnants au titre des corvées extraordinaires, pour construire une route vers Héricourt.

Le 29 octobre 1726, un incendie accidentel détruit 34 maisons et l’église de Blamont.

Le 3 août 1728, tremblement de terre.

Le 1 octobre 1728, un incendie réduit en cendres une bonne partie de Présentevillers.

1731, fortes crues du Doubs, les écluses des barrages sont endommagées.

Le 6 juillet 1734, inondations suite au pluies incessantes des dernières semaines.

Le 20 août 1739, les emplois publics de Montbéliard sont exclusivement réservés aux protestants.

Le 9 octobre 1740, gelée extraordinaire et abondance de neige jusqu’au 14 octobre, alors que les vendanges n’étaient pas commencées. « La vigne qui offrait de belles apparences, ne produisit qu’un vin âcre et nuisible à la santé. ». D’autre part tous les fruits de la terre qui n’avaient pas été récoltés sont perdus.

Le 20 décembre 1740, grandes inondations dans presque toute l’Europe.

1740, la comtesse de Poitiers seigneur de Neuchâtel, gagne son procès intenté en 1727 contre Mathay et Bourguignon, auxquels elle réclame le tiers de leurs bois. Ces forêts ont prit de la valeur depuis la construction des forges de Bourguignon en 1684, grandes consommatrices de bois.

Le 8 décembre 1746, L’ Archevêque Antoine-Pierre II de Grammont, évêque de Besançon de 1735 à 1754, autorise la translation de l’église de Chatey (Chastelz-Sainte-Marie). Cette église est la plus ancienne du canton, selon certains historiens elle daterait de l’an 452. Neuchâtel et Bourguignon demandent la nouvelle église. Neuchâtel avance qui est la résidence des seigneurs du pays et qu’il est un bourg à château fort, Bourguignon argue qu’il le village le plus populeux de la fermeté de Neuchâtel. Le cardinal trancha en faveur de Pont de Roide car il est plus central mais celui-ci devra payer 1000 francs, et 1160 francs sur la part de Neuchâtel.
L’église de Pont de Roide sera construite de 1750 à 1756 en partie avec les pierres de l’église de Chatey. Le clocher à été construit de 1769 à 1771.

De 1752 à 1757, réfection et modification du tracé de la route de Saint-Hippolyte à Montbéliard. De Mathay à Voujeaucourt par la Prusse.

1753, au mois de mai des gelées extraordinaires furent suivies d’une sécheresse. Il y eut une disette de grain et de fourrage.

Le 9 décembre 1755, tremblement de terre, qui est ressenti dans tous le Nord Franche-Comté et le Sud de l’Alsace..

1758, grande crue du Doubs les écluses des moulins sont endommagées.

Le 31 janvier 1759, Le roi Louis XV (1715-1774), ordonne la levée d’un impôt extraordinaire dans tous le royaume pour financer les routes et l’armée ainsi que les hauts fonctionnaires. L’intendant du bailliage de Baume envoie les avis d’impositions, payable sous huit jours.

Le 9 décembre 1759, le Roi Louis XV ordonne la levée de 800 hommes en Franche-Comté. Le Subdélégué de Besançon envoie une note à toutes les communautés. Cette note stipule : Il faut établir la liste des hommes de 16 à 40 ans et mesurant au moins cinq pieds un pouce (1,675 m). Si il y a des volontaires, ils seront pris est viendrons en déduction dans la communauté. De même tous les vagabonds et mendiants valides qui ont la taille requise pourrons être arrêtés pour servir, ils viendrons aussi en déduction ; c’est une facilité accordée par la bonté du Roi.
Tous ces hommes doivent rejoindre Besançon avec leurs Echevins pour le 15 janvier prochain et ils recevrons chacun 50 Livres pour leur engagement.
Cette note est arrivée à Bourguignon, mais nous n’avons pas retrouvé le nombre d’hommes enrôlés.

Le 11 avril 1760, un bourgeois de Montbéliard, homme marié, ainsi qu’une veuve de cette ville, sont condamnés par le conseil ecclésiastique à se présenter au temple de Saint-Matin, « pour y être assis, pendant le service divin du matin, devant l’autel, et subir publiquement la censure, qu’ils ont méritée pour crime d’adultère, à moins qu’ils ne préfèrent l’un et l’autre de quitter à l’instant et pour toujours les terres du comté de Montbéliard. »

Le 13 juillet 1766, grandes inondations, suite aux pluies.

Le 13 juillet 1768, très grandes inondations, plus importantes que celles du 6 juillet 1734.

1770, grande quantité de neige pendant l’hiver 1770-71. Au printemps 1771, très importantes inondations qui détruisit les semences de blé et d’avoine et provoqua une disette en 1771.

Le 10 septembre 1774, tremblement de terre qui fait sortir les habitants des maisons.

De mai à août 1775, grande sécheresse.

Le 29 novembre 1784, 20 h 45, tremblement de terre, qui fait tomber les chandelles des tables, ouvre les portes, fait branler les murs et murailles, et bercer les gens dans leur lits. On entendit gronder le tonnerre

1785, l’hiver 1784-85 fut long et rigoureux, les chutes de neige très importantes furent suivies d’un gel intense et long. La fonte des neige commença qu’à la fin avril.

Le 26 novembre 1788, commencement d’un hiver très rigoureux, qui se prolongea jusqu’en janvier. Les neiges interrompaient fréquemment les communications.

Le 18 janvier 1789, très grandes inondations, de mémoire d’homme on en avait vus de pareille.

Le 15 janvier 1790, création des départements, districts, cantons et communes. Saint-Hippolyte est chef lieu de district.

Le 14 juillet 1790, première fête de la fédération, on célèbre le Dieu des armées dans les église et les temples de France. Les communes se fédèrent, d’ou le nom de la fête, et se promettent soutien et assistance en cas d’attaque des royalistes. Ce mouvement disparu en 1793. Nous n’avons pas retrouvé de telles fête à Bourguignon.

Novembre 1791, tous les prêtres doivent prêtés un serment civique à la constitution, sous peine de voir leur pension supprimée et menacés de poursuites judiciaires devant les tribunaux révolutionnaires.
L’abbé Rochet de Saint Julien, curé de Mathay de 1791 à 1806 a prêté serment à la constitution. En 1791 il était en même temps officier public. En 1806, il se retira à Arcey. Il aura été curé constitutionnel de novembre 1791 au 21 février 1795.
La grande majorité des prêtres qui ont prêtés serment à la constitution ne l’on pas fait parce qu’ils épousaient la cause des révolutionnaires mais pour se protéger des foudres d’un pouvoir civil belliqueux à leur égard. De nombreux prêtres ont été guillotinés parce qu’ils on refusés de prêter serment, notamment à Belvoir et Maiche.

Novembre 1792, on plante l’arbre de la liberté dans les communes.

Le 9 décembre 1792, conformément à la loi du 20 septembre 1791, les registres d’état civil des paroisses sont déposés dans les mairies.

Le 19 vendémiaire de l’an II (10 octobre 1793), rattachement du comté de Montbéliard à la France.

Le 18 floréal de l’an II (7 mai 1794), une loi institue le culte de l’Être suprême. Une fête doit-être célébrée tous les décadis (10 jours) dans les églises et temples. La première fête de l’Être suprême a lieu au jardin des Tuileries le 8 juin 1794.

Thermidor de l’an II (Août 1794), une épidémie de dysenterie se propageât à Dambelin et on accusa les coupeurs (bûcherons) et les charbonniers venus de Mathay d’avoir amenés le mal car ils étaient aussi atteints par la maladie.

An II (1794), été très chaud, vendanges exceptionnelles en quantité et qualité.

Le 2 ventôse de l’an III (21 février1795), une loi proclame la liberté de culte et la séparation de l’église et de l’état.

18 germinal de l’an III (7 avril 1795), le système métrique et décimal est rendu obligatoire.

Le 29 pluviôse de l’an VIII (Mardi 18 février 1800), les districts sont appelés arrondissements.

Le 19 nivôse de l’an IX (Vendredi 9 janvier 1801), le chef lieu d’arrondissement est transféré de Saint-Hippolyte à Montbéliard.

Le 27 vendémiaire de l’an X (Lundi 19 octobre 1801), le canton d’Ecot est rattaché au canton de Pont de Roide.

Nivôse de l’an X (Décembre 1801), grosses chutes de neiges suivit d’une pluie intense qui provoqua une grande inondation.

Le 20 prairial de l’an XI (Mercredi 9 juin 1802), un arrêté des consuls rend à la duchesse de Lorge seigneur de Neuchâtel, qui habite à Vaivre, ses forêts qui lui avait été confisquées et attribuées aux communes respectives comme biens nationaux. A Mathay elle possédait plusieurs dizaines d’hectares notamment au « Fays », sur la route d’Ecot.

1803, construction du cimetière à la place du 7 et 9 Grande Rue actuel, il est bénit le 20 juin. Il servira jusqu’en 1891.On déplace les cimetières du centre des villages.
Au court des inhumations, il a été trouvé des ossements ; certains ont pensés qu’il s’agissait d’un cimetière gallo-romain. Des prospections en 1993, permettent de dire qu’il est du haut Moyen Age (1100-1450).

Le 1 janvier 1806, suppression du calendrier républicain, il avait été instauré le 5 octobre 1793 avec effet rétroactif au 22 septembre 1792 date de la fondation de la république Française et premier jour de l’année républicaine.

Le 26 décembre 1813, 15.000 Autrichiens, commandés par le prince de Lichtenstein, occupent le canton de Pont de Roide. Ces troupes réquisitionnent bétail et nourriture, ils logent chez l’habitant si bien qu’à leur départ en octobre 1814 les paysans du canton sont ruinés.
Cette invasion était la conséquence des défaites Napoléoniennes.

Le 10 avril 1815, éruption du volcan du mont Tambora, en Indonésie, tua plus de cent mille personnes.
Cette éruption, estimée cent fois plus importante que celle du Vésuve qui ensevelit Pompéi en 79, provoqua de profonds changements climatiques dans le monde, pendant deux ans.

1816, année très pluvieuse, les moissons sont faites en septembre, les grains et la paille mouillés pourrissaient dans les granges , en 1817 même scénario ce qui entraîna une disette.

1818, année ensoleillée canicule, en 1819 et 1820 même temps.

Le 19 février 1822, tremblement de terre qui fait tombé quelques cheminées.

Le 26 et 30 octobre 1828, tremblement de terre, une secousse le 26 et 12 secousses le 30 de faible intensité.

Le 26 septembre 1829, le conseil municipal de Mathay est dans l’impossibilité de faire un don en espèce pour la construction du pont de Bourguignon. Il fait don de huit chênes.

Février 1830, très forte gelée, deux pieds ( 66 cm ) d’épaisseur de glace sur le Doubs. Des voitures à chevaux chargées de bois traversent le Doubs sur la glace.

Le 1 avril 1830, une loi du roi Charles X (1824-1836), décida que l’administration des postes ferait « transporter, distribuer à domicile et recueillir, dans les communes où il n’existait pas d’établissement de poste, les correspondances administratives et particulières, ainsi que les journaux, ouvrages, périodiques et autres imprimés » dont le transport lui était attribué.
Avant cette date les particuliers devaient aller chercher leur courrier eux mêmes à Pont de Roide et de nombreuses lettres finissaient au rebut faute d’avoir été retirées.
Quelques années plus tard, une nouvelle loi décida de rendre quotidien le service de distribution postal dans les communes rurales.
Il fallut, cependant attendre 1865 avant que cette amélioration s’applique à tous les villages de France.

1832, année de sécheresse.

1832, construction du pont de Bourguignon.

1836, construction de l’église actuelle par l’architecte Morel-Macler, en lieu et place de la chapelle Sainte-Anne.

1837, l’hiver 1836-37 fut long et rigoureux, la température ne commença à s’adoucir qu’au 21 mai.

Le 24 janvier 1837, petit tremblement de terre.

1840, 132 personnes travaillent aux forges. Cette usine consommait annuellement 2911 tonnes de fonte, 960 000 hl de charbon (Houille) et 143 400 hl de charbon de Bois.
Elle produisait 400 T de Fer divers, 1076 T de tôles épaisses et 1500 T de tôles minces.

1840, l’abbé Richard note dans son ouvrage : Recherches historiques et statistiques sur l’ancienne seigneurie de Neuchâtel au comté de Bourgogne. « Les coteaux au midi de Mathay et de Bourguignon, au levant de Villars-sous-Ecot, sont couverts de vignes, dont les vins estimés sont vendus dans les communes voisines et à Montbéliard. Vermondans, Remondans, Dambelin, Ecot, Goux, possèdent aussi des vignobles, mais peu étendus. »

Le 17 août 1846, tremblement de terre, chute de cheminées et de vaisselle.

1848, construction du CD 438, avant pour se rendre à Voujeaucourt il fallait passer par la Prusse. Le CD 438 à longtemps été appelé « la route neuve ».

17 novembre 1854, établissement d’une poste au 5 de la rue des Forges. Cette poste a fonctionnée jusqu’en 1936, puis elle a été transférée dans l’ancienne école. Elle a fermée en 2005, et un point poste a été établi à la mairie.

Le 27 juillet 1855, tremblement de terre qui fit tombé quelques cheminées et tuiles.

Le 23 juin 1857, très forte grêle, les vignes sont endommagées.

Le 2 juin 1859, très forte grêle, les vignes sont endommagées.

Du 19 juillet 1870 au 10 mai 1871, guerre franco-prussienne qui se passe mal pour les français, en septembre prise de Strasbourg ensuite Bazaine capitule à Sedan. Napoléon III est renversé, proclamation de la troisième république. Le nouveau gouvernement lève une troupe de 120.000 hommes appelée « armée de l’est » avec à sa tête le général Bourbaki. Cette armée composée en majorité d’hommes n’ayant jamais combattus est mal équipée. Elle se met en route pour briser le siège de Belfort qui a débuté le 3 novembre 1870. Après les victoires de Villersexel le 10 janvier 1871 et de Bethoncourt, elle vient butée le 15 janvier à Héricourt contre les prussiens aguerris et très bien équipés qui encerclent Belfort. A partir du 17 janvier, tout bascule, par un froid glacial les Français qui ne sont pas équipés pour l’hiver et mal ravitaillés, doivent battre en retraite poursuivis par les prussiens. La plus grande partie de l’armée de Bourbaki reflue en désordre sur Besançon en passant Voujeaucourt et L’Isle sur le Doubs. Le reste passe par Audincourt, Valentigney, Mathay et Bourguignon car le pont de Mandeure à été détruit. Ces soldats ont froid et faim car l’intendance ne suit pas, les blessés meurent de froid.
Les populations sont terrorisées à l’approche des prussiens, qu’ils ont surnommés « les Ulans » ou « les casques à pointes »
A Mathay les prussiens arrivent le mercredi 18 janvier 1871 dans l’après midi. Ils prennent la plus grande partie du bétail, les chevaux, la paille et le foin, soit toute la richesse des paysans. D’autre part le 17 avril 1871, ils exigent de la part de la municipalité la somme de 23.680 francs pour dommage de guerre. Le maire Jean-Baptiste Granjon qui n’a pas cet argent envoie des émissaires auprès des banques en Suisse. La paix est signée le 10 mai avant que l’argent n’arrive et la rançon ne sera pas versée.
Les prussiens avaient une réputation de barbares sanguinaires, et à ce sujet une histoire qui s’est déroulée à Bourguignon mérite d’être racontée.
Marie Voulot terrorisée par l’arrivé des prussiens le mercredi 18 janvier 1871, s’enfuit à toutes jambes et se réfugie dans la petite grotte de la combe de Warembourg. Sa peur des « casques à pointes » dépassait largement celle de la nuit noire et des bêtes féroces au fond des bois.
Elle resta terrée dans sa grotte deux mois durant par un froid glacial, ravitaillée par sa famille et tremblant de tous ses membres de froid et de peur au moindre bruit de pas.
Elle daigna regagner son domicile qu’après avoir eut la certitude qu’il n’y avait plus de « casques à pointes » à l’horizon. Depuis cet épisode la grotte porte son nom.

Le 31 décembre 1876, mort de Catherine Labouré (1806-1876). Le 14 janvier 1830, elle entre au couvent des carmélites de Saint Vincent de Paul de Châtillon sur Seine. Elle rejoint la maison mère au 132 de la rue du Bac à Paris, le 21 avril 1830. Du 18 juillet 1830 au 5 février 1831 la Vierge Marie lui est apparue trois fois, dans la chapelle du couvent. Le 27 novembre 1830, la Vierge Marie lui a dit « Il faut faire frapper une médaille sur ce modèle, et les personnes qui la porteront indulgenciée et feront avec piété cette petite prière, jouiront d’une protection toute spéciale de la Mère de Dieu. »
La Vierge Marie lui est apparue dans un tableau, sur lequel était inscrit en haut et en demi cercle l’invocation suivante : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous »
Catherine Labouré a été canonisée le 27 juillet 1947 par le pape Pie XII (1939-1958), elle est fêtée le 28 novembre.
La Vierge de la médaille miraculeuse est debout sur le globe terrestre, elle écrase de ses pieds le serpent du mal. En arrière du serpent, il y a un croissant de lune tourné vers le haut. Elle a les mains ouvertes et rayonnantes. Elle porte une robe blanche et un voile bleu, plus une couronne de douze étoiles rayonnantes aussi. (La couronne et le croissant de lune ne sont pas toujours représentés)
Les premières médailles sont livrées le 30 juin 1832 et en 1842 ce sont cent millions de médailles qui ont été frappées.
De très nombreuses guérisons, protections ou conversions sont attribuées à la médaille, dans le monde entier, ce qui lui valut le nom de « Médaille miraculeuse », dès 1833.
A Mathay, les trois oratoires dédiés à la Vierge Marie sont ornés de statues de « la Vierge de la médaille miraculeuse »
A Bourguignon, l’oratoire situé au bout du pont est orné aussi d’une « Vierge de la médaille miraculeuse ».

1877, vendanges exceptionnelles en qualité et quantité les dernières avant le déclin.

Le 8 octobre 1877, petit tremblement de terre.

Mai 1879, les géomètres commencent à piquetés l’emprise de la voie de chemin de fer sur le territoire de la commune de Mathay.

1880, très forte gelées en janvier. Forte gelées en mai, le 26 août à 15 h orage de grêle. Les vignes sont endommagées et les vendanges pratiquement nulles.

Le 14 juillet 1880, première fête nationale, elle a été instituée par le vote des députés en 1879. L’abbé Henri Marion note « 14 juillet, brillante fête de la république dans les grandes villes. A Mathay rien. »

Le 10 novembre 1880, dans la nuit des malfaiteurs renversent et brisent neuf tombes au nouveau cimetière. Ils font de même à Bourguignon ; on ne peut découvrir les coupables.

Novembre 1880, début des travaux de construction de la ligne de chemin de fer, plus de deux cents ouvriers y participent. Ce sont en majorité des italiens qui logent chez l’habitant et déménagent en fonction de l’avancement des travaux.

1891, construction du cimetière actuel, l’ancien se trouvait à la place du 7 et 9 Grande Rue.

1882, année très pluvieuse. le 27 décembre, terrible inondation du Doubs provoquée par la fonte des neiges et la pluie. De mémoire d’homme on en avait vu une pareille, tout le bas du village est dans l’eau.

Juin 1883, fin des travaux de construction de la ligne de chemin de fer sur la commune de Mathay.

Le 14 juillet 1884, terrible ouragan, gros dégâts sur les bâtiments les blés et l’avoine sont détruits. Les vignes sont détruites, pas de vendanges.

De1879 à 1886, construction de la ligne de chemin de fer de Montbéliard à Saint-Hippolyte.

Le 19 septembre 1886, inauguration et mise en service de la ligne de chemin de fer de Montbéliard à Saint-Hippolyte.

1893, grande sècheresse, 50 jours sans pluie du 19 mars au 8 mai.

Le 3 mars 1894, service postal à la gare de Mathay. Avant Mathay était rattaché à la poste de Bourguignon ouverte le 17 novembre 1854.

Le 1 mai 1894, établissement d’un facteur-receveur à la poste.

En juillet 1896, déraillement du train de voyageurs en montant la côte en direction de Voujeaucourt. Un essieu d’un wagon casse et le train sort des rails sur quelques mètres, sans se coucher. Bousculade et grande frayeur ! Bilan : deux morts :deux moutons qui n’ont pas supportés le choc.

1896, dernières vendanges et abandons des vignes du « Croz » ravagées par le phylloxéra.

Le 29 avril 1905, tremblement de terre dans la nuit les habitants sortent des maisons effrayés.

Janvier 1910, crue du Doubs, 600 m3/s. Troisième crue du siècle. ( Débit moyen 53 m3/s. )

Début 1917, les militaires anglais installent un terrain d’aviation à la place de l’actuel lotissement des Longues-Raies. Deux hangars sont construits derrière la menuiserie Marsot au 8 rue des Jardins.
A la même époque les militaires français installent un terrain d’aviation à Bourguignon au bout de la plaine entre la route et le Doubs. Melle Madeleine Parent de Bourguignon à noté « Les derniers avions partirent le 8 septembre 1918. »
Jean-Pierre Tuefferd médecin et maire de Montbéliard de 1959 à 1965, passionné d’aviation et pilote, raconte dans un article de l’Est Républicain du 21 août 1986 « J’ai commencé à m’intéresser à l’aviation à l’âge de dix ans pendant la première guerre mondiale. Chaque jeudi et chaque dimanche je me rendait à Mathay où plusieurs escadrilles étaient stationnées. »

1928, une équipe de passionnés d’aviation emmené par M Henri Schwander et Julien Hatier ont sélectionnés trois zones pour installer un terrain d’aviation : 1ière la plaine de Mathay, 2ième entre Sainte-Marie et Arcey, 3ième la plaine de Belchamp à Courcelles les Montbéliard. En août 1933, l’aéroclub de Courcelles est créé.

1936, construction du groupe scolaire qui comprend quatre classes, trois logements, des bains-douches, une bibliothèque et une salle de mairie. Il y a aussi deux préaux et l’ensemble est entouré d’un mur. L’ancienne école est transformée en poste.

1936, création de la première ligne d’autocars de Montbéliard à Maiche, par la société « Monts Jura ». Il y a un seul arrêt pour Mathay, il est à la gare.

De 1936 à 1984, il y avait une fromagerie à l’actuel 44 rue de l’Europe à Mathay. Le fromager avait un local à côté de la poste de Bourguignon et il assurait une permanence à 7 h et 19 h. Il collectait le lait des paysans, il en vendait aux particuliers ainsi que les produits de sa fabrication.

1 janvier 1939, arrêt du trafic voyageur à la gare.

Le 8 juillet 1944 à 7 h, attaque du maquis d’Ecot fort de 80 maquisards par 1000 Allemands, 16 Maquisards tués et 87 allemands tués ou blessés. L’attaque s’est déroulée sur la commune de Mathay, dans le bois entre Lucelans et le monument. Pendant l’attaque les Allemands ont enfermés tous les habitants de Lucelans dans la cave de M Clerc.
Une trentaine d’Allemands ont été enterrés au cimetière de Mathay, ils ont été relevés après la guerre.

Du 2 octobre au 17 novembre 1944, évacuation des habitants de Bourguignon et Mathay sur Mandeure et Valentigney par les Allemands.
Dans l’église de Mathay le vitrail de l’autel Saint Joseph rappelle le martyre des pays évacués.

Le 17 novembre 1944 à 8 h, les Allemands font sauter le pont, côté Mandeure. Un peu plus tôt le pont de Bourguignon a subit le même sort.

Le 17 novembre 1944 à 12 h 30, Bourguignon et Mathay sont libérés.

1948, 16 maisons sont construites par l’état, pour indemniser les victimes de dommages de guerre du département du Doubs. Les six maisons de la rue des écoles sont occupées, mais les dix de la rue de Champagne sont refusées par les ayants droits. La société Peugeot racheta ces dix maisons pour loger ses employés, en novembre 1981 elle les vendis aux locataires.
Pose d’une adduction d’eau pour ces 16 maisons.

1950, construction de la centrale électrique des forges avec trois alternateurs de 300 KW chacun. Elle fonctionne encore aujourd’hui.
Les forges produisent 600 tonnes d’acier laminé, dont 450 tonnes d’inoxydable par mois.

1953, pose d’un pont métallique provisoire.

1953, 70 personnes travaillent aux forges.

Le 5 novembre 1954, Le réseau électrique passe de 110 à 220 V.

Janvier 1955, crue du Doubs 590 m3/s. Quatrième crue du siècle. Débit moyen 53 m3/s.

1956, reconstruction du pont.

Février 1957, crue du Doubs 800 m3/s. La crue la plus importante du siècle. Débit moyen 53 m3/s.

1958, construction de l’oratoire de la Vierge Marie au bout du pont. Il est orné d’une « Vierge de la médaille miraculeuse ».

1960, pose de l’adduction d’eau

1965, le téléphone automatique est en service sur la commune.

1967, arrêt du laminage à chaud aux forges.

1970, arrêt du polissage aux forges.

De 1971 à 1974, construction de l’autoroute A36. Reprise du tracé de tous les virages du CD 438 côté Voujeaucourt.

1976, grande sècheresse, de mars à juin inclus seulement 6 jours sans soleil, année de canicule et de sècheresse. Création d’un impôt sècheresse.

Le 26 novembre 1977, une brèche de 6 m s’est ouverte au milieu du barrage. La réparation sera effectuée en janvier 1978.

Le 19 février 1978, après une période de gel intense, il se met à pleuvoir brutalement et abondamment. L’eau gèle au contact du sol et de la végétation. Les arbres cassent sous le poids de la glace, très gros dégâts dans les forêts.

Le 4 septembre 1978, tremblement de terre dont l’épicentre est à Stuttgart, force 3,5.

Le 6 novembre 1979, par une bulle (décret) le pape Jean Paul II annonce la création du diocèse de « Belfort-Montbéliard » avec à sa tête l’évêque Mgr Eugène Lecrosnier.

Le 15 décembre 1979, intronisation de l’évêque Mgr Eugène Lecrosnier dans l’église Saint-Christophe de Belfort qui devient désormais cathédrale.

1979-1980, élargissement et suppression des virages de la Vierge de la Roche sur le CD 438, et pose du premier sens unique au bout de la rue de la Roche.

Le 22 mai 1980, tremblement de terre dont l’épicentre est à Belleherbe, force 3.

Le 15 et 24 juillet 1980, tremblement de terre dont l’épicentre est à Mulhouse, force 5 et 3,2.

Le 17 juillet 1980, tremblement de terre dont l’épicentre est à Zurich, force 3.

Le 27 octobre 1982 à 10h30, une pelleteuse qui effectuait des travaux d’assainissement à cassée la conduite de gaz de 150 mm de diamètre au pont de Mandeure. Les habitations proches sont évacuées et la circulation interdite sur la RN 437 et la rue de Valentigney. Il faudra six heures pour colmaté la fuite.

Le 24 juin 1983, tremblement de terre dont l’épicentre est à Ornans, force 3.

Du 22 décembre 1984 au 3 janvier 1985, tremblement de terre, 88 secousses dont l’épicentre se situe à Remiremont.

Le 5 et 16 novembre ainsi que le 30 décembre 1985, tremblement de terre dont l’épicentre se situe à Remiremont, force 3, 2 et 4,5.

Du 5 février au 16 mars, tremblement de terre, 380 secousses de force 2 dont l’épicentre est à Remiremont.

Juillet 1987, jeux inter-villages entre Mathay et Bourguignon aussi en 1988 et 1990.

Le 22 septembre 1987, petit tremblement de terre, l’épicentre est à Remiremont, force 2.

Le 1 mai 1989, à 5h38 tremblement de terre, l’épicentre est à 50 Km à l’Est de Besançon, force 3,8.

Février 1990, crue du Doubs 723 m3/s. Deuxième crue du siècle. Débit moyen 53 m3/s.

Septembre 1995, départ en retraite pour raison de santé de l’abbé Pierre Gressot, dernier curé de Bourguignon. Du 16 octobre 1632 à septembre 1995, la paroisse de Bourguignon a été administrée par 21 curés.

Le 14 juillet 1996, tremblement de terre dont l’épicentre est à Annecy, force 5,2.

1 novembre 1997, suite au départ de l’abbé Pierre Gressot curé de Bourguignon, pour raison de santé en septembre 1995, les messes seront célébrées en alternance entre Mathay et Bourguignon. Ces messes sont présidées par l’abbé André Marion, le dimanche à 10 h.

Le 26 décembre 1999, tempête vents très violents, gros dégâts sur les toitures.

Le dimanche 14 mai 2000 15h30, ordination épiscopale de notre évêque Mgr Claude Schockert en l’église Saint Joseph de Belfort.
Mgr Eugène Lecrosnier en retraite se retire dans sa Normandie natale.

Le 14 novembre 2000, à 17h30 petit tremblement de terre, l’épicentre est au Sud de Mulhouse, force 3,5.

Le 9 avril 2001, création de l’ensemble de paroisse « Notre Dame de Chatey » qui comprend 10.030 habitants, 13 communes, 8 églises ou chapelles et 4 communautés locales. 1ière Pont de Roide, Vermondans. 2ième Mathay, Bourguignon. 3ième Dambelin, Goux. 4ième Dampjoux, Solemont.
Prêtre responsable : Roger Py. Prêtres coopérateurs : Emile Gabry et Octave Bessot. Prêtre rendant des service : André Marion.
Le doyenné de Pont de Roide devient : Doyenné de l’Isle sur le Doubs-Pont de Roide. 29.502 habitants et 5 ensembles de paroisses.

Le dimanche 27 mai 2001, jubilé de diamant de l’abbé André Marion, 60 ans de sacerdoce.

Le 17 juillet 2001, tremblement de terre, l’épicentre est à Saint-Hippolyte, force 2,9.

Le 1 décembre 2001, inauguration et mise en service de l’échangeur autoroutier 6.1 de Voujeaucourt. Il est entièrement sur Mathay.

Janvier 2003, tous les appels téléphoniques pour les pompiers (le18) sont centralisés à Besançon.

Le 22 février 2003, à 21h40, tremblement de terre ressenti dans toute la région l’Est, l’épicentre est à Epinal, force 5,8.

Le 27 avril 2003, suite à des problèmes de santé l’abbé André Marion n’est plus en mesure d’assurer les messes de 10 h le dimanche à Mathay ou Bourguignon. Elles seront célébrées par l’abbé Py à 9 h15 à Mathay ou Bourguignon et à 10 h 45 à Pont de Roide.

2003, printemps et été très chaud, année de canicule et de sècheresse. Grande mortalité chez les personnes âgées, création d’un service national de veille et d’alerte canicule à trois niveaux pour les grandes chaleurs.

Le 31 décembre 2003, fermeture du bureau de poste et installation d’un point poste à la mairie.

Le 23 février 2004, à 18h31, tremblement de terre, force 5,1.

Le 27 juillet 2004, petit tremblement de terre, l’épicentre est à Montbéliard, force 2,9.

Le 4 décembre 2004, à 2h50, tremblement de terre, l’épicentre est à Fribourg, force 4,9.

Du 2 novembre 2004 au 20 juin 2005, élargissement du CD 437, dans la traversée des forges. Création de deux pistes cyclable et pose de trottoirs.

Le 10 mars 2005, mise en service de onze feux tricolores sur le CD 438 aux croisements des rues, de la Gare, du Maquis et du CD 437.

Mathay le 21 août 2005, Emonnot Guy.


Commentaires

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jeudi 28 février 2013 à 19h10 - par  Jean Paul BUIREY

Pour essayer de répondre à votre question, voici les éléments de réponse que m’a fourni l’auteur du texte :

L’échange de maisons en 1605 se trouve aux Archives Départementales du Doubs et dans le livret sur Bourguignon, publié par Eugène PARENT en 1953.

L’affranchissement de Jean et Jacques HENRIOT se trouve aussi aux A. D. fonds Abbaye de Baume-les-Dames.

En 30 ans de recherche, j’ai consulté des milliers de côtes d’archives et je ne les ais pas toutes notées.

D’autre part, le mercredi 14 février 1680, François HENRIOT et sa femme Jeanne GUILLETTE, tous deux originaire de Bourguignon, s’installent dans la ferme du Saussoir à Mathay.

En 1938, Eugène PARENT, dont la mère est une HENRIOT, est propriétaire de la ferme du Fays à Mathay.

De 1803 à 1892, plusieurs HENRIOT sont au conseil municipal de Bourguignon, dont quelques-uns maires ou adjoints et même un garde-champêtre.

Mes recherchers sont toujours en cours.

Le livret d’eugéne Parent est publié ici :

http://bourguiclic.free.fr/?page_id=2764

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mercredi 27 février 2013 à 17h52 - par  Jean Paul BUIREY

Bonjour.
Ce texte est l’oeuvre d’un historien amateur d’un village voisin.
Lui seul peut communiquer ses sources ; ce qu’il fait habituellement avec beaucoup de bonne volonté.
Je fais suivre votre message, toutefois vous n’avez pas laissé d’adresse mail pour la réponse.

Bonne soirée

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mardi 26 février 2013 à 16h32 - par  Daniel HENRIOT

Bonjour,
Dans le texte ci-dessus, vous parlez à 2endroits desHENRIOT de Bourguignon et d’un échange de maison avec un GUYOT de Maîche. Et dans le texte, il est dit qu’ils sont affranchis par l’abbaye de Baume les Dames.
J’aimerais savoir si et où je peux avoir d’autres renseignements sur ces Henriot, susceptibles d’être les ancêtres des Henriot qui arrivent à Villers le Sec(Villers St Martin), à côté de Baume les Dames vers 1650.
Merci de m’indiquer les sources auxquelles je peux me référer, pour avancer dans mes recherches.
Cordialement

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